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12.01.2020
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ADIEU A DES BROUZILIENS par Claude Babarit
LETTRE A MES MORTS tel est le titre du livre de Robert Scholtus, ancien supérieur du Séminaire des Carmes, éditions Bayard 2009. « Quand il m’arrive de revenir dans les églises où j’ai officié des années durant, je vous revois aux places que vous aviez l’habitude d’occuper. (…) Je pense aussi au grand nombre de ceux qui n’auront été mes paroissiens qu’au seul jour de leur enterrement et dont aujourd’hui je regrette de ne pas avoir tenu le nécrologe, maris et épouses, vieillards et enfants, clochards et notables, riches et pauvres, morts de maladie ou par occident, seuls ou accompagnés, à la fleur de l’âge ou comblés de jours. Le plus souvent je n’ai même pas connu votre visage, j’ai dû me contenter de recueillir quelques fragments de vos vies auprès de vos proches, me contenter de recueillir quelques fragments de vos vies auprès de vos proches, des citations qu’ils me rapportaient de vous pour que je les inscrive dans le grand livre de l’humanité.
Vous m’étiez inconnus et j’ai été initié aux secrets de vos existences et aux drames de vos familles, associé à la reconnaissance de vos amis, J’ai partagé la dette d’affection des vôtres, j’ai parfois essuyé les blasphèmes de vos parents révoltés, j’ai porté sur mes épaules le lourd silence de la douleur, je suis indifférent à l’indifférence de ceux qui avaient hâte de vous oublier.
Hourrah les morts ! comme dirait le poète Frank Venaille. Vous m’avez appris la vie à l’âge où l’on se croit immortel, même si je vous en ai voulu, chacun à votre tour et sans prévenir, d’avoir interrompu le cours de mes travaux et de mes plaisirs. On peut tranquillement méditer sur la mort sans jamais s’extraire de la torpeur de l’Etre. Les morts, eux, vous dérangent et vous convoquent pour l’heure précise de leur dernier adieu. Les curés sont payés, eux pour le savoir, si vous permettez… » p. 84.
Aux Brouzils, Claude Babarit, prêtresur la paroisse de 1997 à 2010, a consigné quelques-uns des adieuxqu’il lui a été donné de célébrer pour des paroissiens. En voici de larges extraits :
ELISE GIRARD
Adieu à Elise 1999
De Madame Girard tout au long de ce siècle, vous êtes nombreux aux Brouzils à garder le souvenir d'une femme active, généreuse. La maladie, ces récentes années, l'avait clouée chez elle, et enfin à l'hôpital. Un calvaire. Une croix qu'elle portait avec cette force morale qui ne l'a jamais quittée, ne se plaignant jamais, elle pourtant qui préférait tellement soigner qu'être soignée.
C'était dans l'entre deux guerres. Profondément moderne par bien des aspects de sa vie, la jeune Elise apprend une profession, à une époque où fort peu de femmes ont un métier à l'extérieur. Au fil des années, soucieuse de se former elle s'engage en des voyages de formation qui la conduise à l'autre bout de la France. Habitée qu'elle était par la passion de conduire elle ne craignait pas les kilomètres et plusieurs se souviennent de son coupé de sport.
Elle avait choisi un métier qui la situait "au début de la vie". Elle le vivait comme une vocation. Dans sa formation de sage-femme elle allait de village en village: combien ici sont nés entre ses mains.
...."Et vous avez même rappelé cette histoire de jumeaux, laissés pour morts à l'hôpital, aussitôt leur naissance et qu'elle a ramenés à la vie et qui depuis lui ont toujours manifesté la reconnaissance que l'on imagine.
Mettre au monde, cela n'est jamais fini, tant qu'il y a un souffle de vie. Ses enfants racontent comment elles les emmenait tout petits encore, à la maison st Pierre qui faisait alors office de maison de retraite aux Brouzils. Elle tenait à ce que ce soit les enfants qui remettent eux-mêmes aux vieillards qui étaient là, loin de leur famille au 1° janvier, l'orange ou le petit cadeau qui fait tellement plaisir.
Un souci des autres, : une femme de conviction, sans ringardise, de bon conseil et donnant à comprendre qu'on ne la dérangeait jamais.
En général les garçons de cette commune pour lesquels elle avait présidé à leur naissance passaient à l'école dirigée par son mari: un époux parti trop tôt au début de sa retraite le 5 juin 1981.
Quant aux jeunes filles, certaines années, elle les retrouvaient pour des causeries, des conférences auxquelles sa formation l'avait préparée, en une époque où les services sociaux étaient peu développés.
Et puis est arrivée, avec le début de la retraite, la maladie, et la dépendance de ces dernières années.
A celui ou celle qui venait la visiter dans sa maladie, elle prenait l'initiative d'amener la conversation, non sur ses soucis de santé pourtant graves, mais sur les préoccupations de l'autre qui était là…
Elise doucement s'est éteinte comme une lampe qui a fini de donner sa douce lumière sur la terre.
GEORGES BOLTEAU
Né à la Canquetière, Georges avait été baptisé dans l'église des Brouzils le 18 juillet 1924. Son parrain avait été Gabriel Piveteau et sa marraine Marie Bolteau, respectivement oncle et tante.
Le parcours de Georges s'inscrit dans une histoire longue, familiale : les enfants nés à Sainte Anne, une vie professionnelle d'agriculteur aimant la nature qui l'entourait de part en part et dans un espace où il fallait se battre avec la forêt de Grasla.
Tous savaient combien il aimait travailler avec son fils et ne serait-ce qu'au jardin dans ses vieux jours.
Vous avez dit cette connaissance qu'il avait de la nature. C'était un " homme droit et un connaisseur." Quand on dit connaisseur en Vendée c'est souvent pour reconnaître un savoir-faire, une intelligence des choses, une capacité d'adaptation au réel. Ce qui était bien dans la manière de Georges.
Dans cette fonction qu'il a eue longtemps de répartir les portions de forêt qui allaient être vendues pour faire du bois de chauffage ou du bois de travail, chacun lui faisait totalement confiance. Quand il s'agissait de délimiter les brisées ou d'apprécier les stères de bois, chaque client devenait bientôt un ami.
L'ami qu'il était savait aussi observer les signes de la nature ou les changements dans le ciel et partager son sens de l'observation Il pouvait vous dire que cette année le rouge-gorge avait chanté plus tôt ou plus tard et que les hirondelles ne se rassemblaient pas tout à fait comme d'habitude.
Il savait regarder le ciel…
6/10/2001
ANNE MARIE DABRETEAU
Née à Chavagnes le 20-11-25 , Anne-Marie était sans impatience. dans cette maladie, la leucémie qui peu à peu usait ses forces. En quittant sa maison pour l'hôpital, une semaine avant sa mort, elle disait à ses proches :"Est-ce que je la reverrai la maison"? ... En soins intensifs où elle se trouvait, on put lui annoncer qu'elle ne la reverrait pas, vérité qu'il est souvent bien difficile à dire aux malades.
Cette annonce l'ouvrit à une grande sérénité, sérénité qui lui faisait dire tout à la fois : "je vais m'en aller, mais il y a pire" (et elle faisait allusion aux attentats du 11 septembre contre les deux tours de NewYork). Elle ajoutait : " : "C'est dur de partir."
Cette sérénité, empreinte de la peine de laisser ceux qu'on aime, elle la puisait dans la foi vécue dans l'enfance et la maturité, dans une culture où il était plus facile de croire qu'il ne l'est sans doute aujourd'hui. "Le Bon Dieu me connaît bien" disait-elle en ses derniers moments.
Depuis quelques années elle se bagarrait contre une maladie que la médecine n'a pas encore éradiquée mais sa force morale n'en a pas été ébranlée.
Toute sa vie elle a aimé servir, servir la clientèle à la boulangerie de sa jeunesse à Chavagnes, la clientèle de la station d'essence quand avec Armand vous vous êtes installés comme garagiste, aux Brouzils en 1952, mais surtout servir enfants et petits enfants,
les neveux et les autres qui dans la spontanéité de leur jeunesse, appréciaient aussi, chez "Tante Anne-Marie", les talents de cordon bleu.
Peu avant le grand passage elle redisait aux siens: "je vous aime, je vous ai beaucoup aimé".
Elle apprécierait l'appel à la solidarité voulu par ses proches en ce moment de son départ et signifié dans l'annonce par les journaux pour lutter contre la leucémie. - Décembre 2001
ELISABETH MARTIN 17/01/2002
Quand on présenta aux fonts baptismaux la petite Elisabeth Audaire, cette église des Brouzils n'avait pas 50 ans d'âge et ses parents devaient se souvenir de sa consécration quelque 20 ans plus tôt par l'évêque de Luçon.. Ce jour-là, le jeudi 16 avril 1903 le père prénommé Marie, Marie Audaire, le parrain Auguste Fonteneau et la marraine Victorine Fièvre, se présentent avec le bébé. Ils sont reçus à l'église par le vicaire, Esprit Retailleau. C'était le jour même de la naissance. Pourtant il ne fallait guère moins d'une heure pour venir de la Fraizière au bourg, à pied, ou en voiture à cheval, bébé porté dans les bras, parmi les fondrières…
L'acte de baptême conservé à la paroisse donne à penser que c'est le vicaire lui-même qui a signé pour Marie, Auguste et Victorine, le père, le parrain et la marraine.
Les cloches ont elles sonné pour ce baptême ? Car elles avaient été réduites au silence 20 ans plus tôt. Elles avaient trop ébranlé un clocher élégant mais fragilisé par leur balancement. Cette année-là, le 6 mai, l'évêque Mgr Catteau sera aux Brouzils pour y confirmer 172 enfants. Quelques mois auparavant on avait béni un calvaire flambant neuf au village de l'Atrie.
Joie et peines se succéderont. Elisabeth aura 11 ans quand le tocsin sonnera pour appeler, aux Brouzils comme ailleurs, les hommes jeunes à la guerre. 128 Brouziliens y laisseront leur vie. -
1939. Cela recommence. Il y a à peine plus de 20 ans entre les deux guerres mondiales. Pourtant la vie est la plus forte et pour Elisabeth, c'est la joie de son mariage en cette église le 29 septembre 1927 avec Alain Martin. La vie quotidienne reprend.
Et toujours, comme pour beaucoup de Vendéens, de Vendéennes, le travail à la ferme, à la maison, et aux champs. Elisabeth aimait à raconter l'une des grandes peurs de sa vie, quand ramassant des gerbes pour la moisson, il en sortit un serpent entre ses bras.
Toute une vie de famille et de travail. Puis vint l'âge de la retraite. Un époux disparu, le 2 décembre 1982.Il avait 83 ans. Le séjour chez les enfants, et puis ces récentes années au Chêne d'or où elle menait des jours tranquilles, appréciée de tous pour sa sérénité et sa gentillesse, sa robustesse, puisque son état de santé avait permis récemment d'envisager une intervention en chirurgie.
Elisabeth a vu toutes les saisons s'aligner les unes après les autres à la Fraisière et au bourg. Elle a vu son père et son époux faire ce geste du semeur, le baquet sous le bras, arpentant le champ labouré, d'un bout à l'autre, à une époque où les machines n'étaient pas encore arrivées pour soulager le travailleur.
Claude LEBOURDAT. 28 03 02
Claude était né à Nantes le 27 juillet 1936, Nantes qu'il a fallu fuir sous les bombes de la fin de la guerre, pour s'établir aux confins de la Loire Atlantique et de la Vendée, puis l'école, le travail à Cugand, à la Rabatelière… Il nous quitte à 65 ans.…
Irène CARTERON 20/04/2002
Irène Voyer avait sans doute était baptisée le jour ou le lendemain de sa naissance le 5 mars 1911.C'était en l'église de la Ferrière. Une vie dans la simplicité et le service attentif des siens, de son entourage, de la clientèle à laquelle il faut toujours se rendre disponible. C'était aux Essarts. Puis la retraite et les Brouzils, avec un époux que la maladie enlèvera trop tôt à l'affection des siens.
Et dès l'ouverture du Chêne d'Or, ces 6 ou 7 dernières années, la vie paisible au Foyer-Logement tout à côté.
Marie GRIS 18/10/2002
" Une personne âgée qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle "
Avec Marie, on voit disparaître une mémoire prodigieuse..
Si l'on voulais savoir ce qui ' s'était passé en telle année, c'était à elle qu'il fallait s'adresser..
Née le 4 janvier 1905 à la Bedoutière elle aura eu 8 ans à la déclaration de guerre en 14 , 33 ans à celle de 1939, 50 ans quand commence la guerre d'Algérie. Cette première moitié de siècle, une époque autrement troublée que celle que nous vivons maintenant. .
Les registres des Brouzils portent au n° 1 comme baptême. pour l'année 1906, Marie, Madeleine, Léontine, Jeanne GALLOT, fille de Jean Gallot et de Léontine GRIVEAU, avec cette précision a épousé François GRIS, baptisé à ST André 13 Voies, le 26 Janvier 1897. .
Pour Marie, c'est toute une traversée du siècle qui vient de s'achever., Marie a pu couler, en cette fin de vie, des années paisibles au Chêne d'Or, Débordant sur le nouveau millénaire, elle s'est endormie tout doucement, en voyant paisiblement la fin venir.
Marguerite DOUCIN 12/09/2002
Baptisée le jour même de sa naissance, 1° nov. 1913, peu de temps avant les grands craquements qui allaient secouer notre Europe et endeuiller beaucoup de familles.
Son père, Victor Epiard, natif des Brouzils avait 39 ans, et la maman Adeline Renaud, des Brouzils aussi, avait 35 ans. Parrain : Victor Mercier, un cousin . Marraine : Marie, sa sœur. On trouve aussi les signatures de Marie-Louise Thomas et de Madeleine Thomas ainsi que de Henriette Mercier.
Deux guerres se dérouleront avant qu'elle ne célèbre son mariage avec Emmanuel Doucin en cette église le 20 novembre 1945.
La vie quotidienne a pu se dérouler tout près d'ici, à la ferme, jusqu'au jour où les forces déclinant, il n'y eu pas de meilleure hypothèse que la prise en charge dans une maison de retraite à Chavagnes.
ALINE MONNIER
Entre l'Herbergement et les Brouzils il y à la Valère, c'est là que Aline y aura vécu le plus clair de sa vie familiale
Ecolière, la petite Aline Roy ; avait perdu très tôt sa maman. Enfant durant la première guerre mondiale, elle a traversé un siècle tragique où deux guerres mondiales durement éprouvé notre pays et nos familles.
Elle a toujours cru, elle a toujours espéré. Elle savait que du plus profond de nos hivers s'éveille toujours un printemps. Ce printemps qu'elle guettait, pour se précipiter au jardin dès que la saison arrivait et y travailler, à faire éclore fleurs et fruits.
Il y a toutes ces années où Aline a donné le meilleur d'elle même pour sa famille.. Cette église était la sienne. Elle y a célébré son mariage avec Joseph Monnier le lundi 13 avril 1931 et c'est là qu'elle continuera de venir se ressourcer.
Jusqu'à ses 85 ans Aline a pu rester dans sa maison et bénéficier de la proximité des siens. Tant que la santé le lui a permis. La croyante qu'elle était, aimait emmener ses petits enfants à Lourdes en même temps que mon mari, alors handicapé..Les jeunes gardent tous un souvenir merveilleux où ils se trouvaient ensemble au pied de la grotte.
Puis, avec le grand-âge, ce fut la maison de retraite à Vieillevigne pour presque 8 années.
Michel BESSON 11/03/2002
Michel était né le 4 janvier 1938 au Raincy près de Paris mais les racines familiales se trouvaient pour une part à la Papaudière.
On trouve même dans les archives paroissiales des Brouzils, deux générations plutôt, l'inscription du baptême de Dominique Besson, fils lui-même de Dominique Besson et de Eugénie Goas.
Les parrains et marraines furent Auguste Rousseau de St Sulpice le Verdon et Céline Malidin des Brouzils. C'était le 21 février 1891. Pour Michel son premier horizon ce fut le Raincy, à l'est de Paris. Et même s'il prenait l'air de la campagne vers Montfermeil où les Coudreaux pour y faire du vélo., ce n'était pas tout à fait les Brouzils et la forêt d Grasla.
Adolescence dans la région parisienne et la prestigieuse école de chimie. qui lui ouvrit la vie professionnelle.
Puis ce fut la rencontre avec Marie-Claire, devenue son épouse. Jeune encore, Marie-Claire avait dû subir un premier veuvage. Michel prendra Jean-Jacques comme son propre enfant.
Devenu directeur de société dans la vie professionnelle Michel dut s'interrompre avant l'âge, la maladie se manifestant déjà.
Les Brouzils restaient pourtant la référence. En 1995 achats de terrain, " tu as de la famille là-bas ", là-bas, c'est à dire aux Brouzils. Il arrive : à la Papaudière en disant " je suis Michel Besson ", ce fut l'explosion de joie, réciproque.
Ici il retrouvait des racines. Il retrouvait aussi cette belle nature qu'il aimait. Ce n'était plus les marches en montagne à Chatel ou à Cauterets, ni même cette forêt de Sénart, toute proche sur le parcours de Yerres à Rungis..
Ici, c'était la campagne vendéenne, avec sa proximité de la mer et,ces marches inoubliables qu'il affectionnait, entre mer et forêt, dans le silence des dunes de St Jean de Monts.
Si pour les Brouziliens de naissance, au début, vous étiez " les gens de Paris ", " ceux de la maison du fond, " avant que le lotissement ne s'ouvre sur de nouvelles maisons, la familiarité s'est très vite installée entre gens de voisinage. Dans un quartier on finit par bien se connaître, surtout quand tous arrivent à peu près en même temps pour construire une maison….
NOELLA DOUILLARD
Noëlla aimait à dire " qu'elle n'avait jamais quitté son clocher et qu'elle en avait fait le tour " de ces espaces qu'elle aimait :
Il y a cette église à l'ombre de laquelle elle est née, -son enfance à la charcuterie, épicerie, restaurant., - la vie avec les voisins dans de ce que vous appeliez la cour ; derrière le libre-service Spar au centre du bourg,
-le petit pré où jouaient en toute sécurité les enfants, sur l'ancien cimetière, à l'emplacement de l'actuel mairie.
Vous garder le souvenir de ces repas en famille, vous les 6 enfants, de ces repas qu'elle aimait préparer pour les siens et pour les amis de ses enfants.
Puis les années de solitude sont arrivées quand elle s'est retrouvée seule, et plus seule encore quand la maladie a rendu difficile la communication.
Noella quittait ce monde au matin des Rameaux . Elle avait 72 ans. 26 03 02
Emile QUITTE le 6 -04 02
Emile avait choisi les Brouzils et aux Brouzils le village de la Guère au milieu des champs et des cultures. Lui le Nantais des chantiers et de la métallurgie appréciait, à la retraite ce coin de terre qu'il pouvait cultiver, ces légumes verts qu'il pouvait offrir, ces fleurs qui agrémentaient un paysage.
Saint Nazaire et le temps de l'enfance. Puis Nantes dès l'âge de 8 ans et bien vite le travail et les chantiers. Le service militaire le conduira à Angers au 6° Génie. Il aimait en parler,. Ces 3 casernes, Desjardins, Verneau, Eblé….. Le parcours du combattant dans le Génie militaire ressemblait bien à celui des autres armes. Crapahutage sous les barbelés. Mur d'escalade etc…
La vie civile après les longs mois d'armée. La petite famille à élever, mais aussi et encore de nombreux déplacements pour le travail.
Et puis il y eut la Chemérière, la recherche d'une petite cabane comme il disait. La petite cabane est devenue une grande maison à la Guère, pour le bonheur, des enfants, petits enfants et même arrière au temps de la retraite.
Le temps de la retraite et le jubilé des noces d'or, 4 ans plutôt. C'était le 23 juillet, nous fêtions ici même dans cette église 50 ans de mariage. Vous aviez choisi les Brouzils, à l'exclusion de tout le reste. Emile s'est endormi dans cette maison pour laquelle il a tant travaillé.
Guy OIRY 18-10- 02
Le parcours de Guy se termine trop tôt pour tous ceux qui l'aimaient, ce parcours commencé à la Copechagnière le 26- août 1934. Devenu Brouzilien dès sa plus tendre enfance, Guy travailla d'abord à la forge avec son père: Comme beaucoup de jeunes hommes de sa génération, ce fut l'AFN à 20 ans, le Maroc, puis l'Algérie tracèrent une longue coupure : de 2 ans et demi pour beaucoup d'entre nous. Le sous-officier qu'il était devenu, se faisait apprécier par ses compétences dans la gestion et ce goût du service bien fait qui ne l'a jamais abandonné;
Outre l'ami et le camarade, nous regrettons le président des Anciens Combattants qu'il fut durant 28 ans sur cette commune. Ouvert à la vie sociale, Guy savait toujours répondre oui quand on avait besoin de lui.
HENRI PERROCHEAU
Cette église est aussi le lieu de son baptême, le 8 septembre 1921
Ouvert à la vie du monde, dans les meilleures années de son parcours Henri savait aussi bien jouer du violon qu'égaliser une planche de jardin..
Au revoir, Henri, à quelques jours de ce qui aurait pu être encore un anniversaire, puisqu'il était né comme l'indiquent les registres paroissiaux un 6 septembre.
Le temps de la maladie a longtemps cloué Henri sur un fauteuil, jusqu'au jour où ses forces physiques l'abandonnèrent complétement mais c'est dans la sérénité qu'il a rendu son dernier souffle.
JOSEPH ROGER 03/04/2004
Le parcours de Joseph en 75 années d'âge ne l'a guère éloigné des Brouzils où il est né, où il a vécu sa vie active et le temps, bien mérité, de la retraite.
Né en campagne, à Chambord, dans ce bel environnement de la forêt de Grasla le 17 mars 1928, de Moïse Roger et d'Emilienne Girard, Joseph aura eu le malheur de perdre son père alors qu'il n'avait que 17 ans.
Ayant la charge de soutien de famille, il devra travailler très tôt. Alors qu'il avait le goût de faire des études et que ses capacités intellectuelles le lui permettait, Joseph va s'établir dans la vie professionnelle comme artisan charcutier, connu et apprécié de tous.
Dans ses loisirs, longtemps joueur de foot, l'adepte du ballon rond, qu'il était , a gardé jusque dans la retraite cette passion et son soutien aux équipes des Brouzils.
Dans ces dernières années, alors qu'il ne pouvait plus guère se déplacer, il accueillait toujours chaleureusement, avec son épouse, tous ceux qui venaient le voir rue Clémenceau. Et même, il avait voulu, tout récemment se rendre au banquet de classe où étaient conviés avec son épouse les 70 et 75 ans.
Ses derniers mots auront été pour Ginette son épouse, qui se trouvait à ses côtés quand Joseph ressentit les premiers symptômes annonçant le moment du grand passage.
Transporté en urgence à l'hôpital de la Roche sur Yon, le croyant qu'il était s'est éteint paisiblement sans que l'on sache si les paroles attentionnées de ses proches pouvaient encore le rejoindre.
Marie-Louise Brochard 03/04/2004
La vie simple de Marie-Louise ne peut que nous renvoyer à l'ordinaire de nos vies.
Son attente d'une délivrance dans le grand' âge, le cimetière ou le paradis comme elle disait nous réinterroger nous-mêmes sur cet inconnu de l'au-delà de la mort.
Transportons nous en 1909. Les registres paroissiaux portent au n° 47 des registres de baptêmes les mentions suivantes,
L'an de N.Seigneur 1909 et le mercredi 15° du mois de décembre, moi Louis Bachelier, aumônier, dûment délégué par Mr le Curé,
ai baptisé dans cette église N.Dame des Brouzils,
une fille née le 15 du mois de décembre, de Jean Brochard, natif de la paroisse des Brouzils, âgé de 29 ans et de son épouse Marie Gris, âgé de 32 ans, native de la paroisse des Brouzils,
à qui l'on a donné les prénoms de Marie-Louise, Jeanne et Odette.
Le parrain a été Pierre Gris, oncle de l'enfant.
La marraine Odette Brochard, cousine germaine de l'enfant.
En ce mois de décembre 1909 Marie-Louise était le 47° baptême d'une année qui comportait 52 baptêmes.
Mais la mortalité infantile demeurait impressionnante. Ce mois-là 4 sépultures au total dont 3 sépultures d'enfants, et la sépulture d'une jeune fille de 16 ans (Marie Gaborieau du Chêne).
Cette année-là, sur 47 sépultures aux Brouzils, 16 enfants donc plus d'une sépulture d'enfant par mois, le plus souvent Par ailleurs rares étaient les personnes qui arrivaient à 80 ans.
Marie-Louise n'avait que 5 ans à peine quand s'est déclarée la première guerre mondiale. Presque tous les hommes dans la force de l'âge partirent à la guerre. Trop, beaucoup trop ne revinrent pas.
Marie-Louise a vécu toute son enfance sa jeunesse, dans le contexte protégé de l'Amiaudière. (En 1909 le prêtre écrivait la Miaudière en deux mots).
Avec son frère et sa belle-sœur, très longtemps, elle a travaillé dur aux multiples occupations de la ferme dans cet espace qu'elle ne quittera que pour venir à la maison de retraite.
Marie-Louise a grandi dans la foi chrétienne, cette foi réactivée par un P. Monnereau quelque 50 ans plus tôt, sur les décombres des guerres de Vendée.
Jean Rousseau 29 08 2003
Nous les lisons un jour de l'année où dans toutes les églises du monde on fête un autre Jean, le Baptiste, celui de la st Jean d'été. Le 24 juin, sa naissance, aujourd'hui son martyre par la décapitation.
Lequel était le st patron de notre ami Jean Rousseau, celui du 29 décembre, qui a écrit l'évangile d'aujourd'hui ou celui du 24 juin dont on nous dit qu'au moment de donner un nom à ce bébé, son père dit: "Son nom est Jean".
Son nom est Jean? Ce n'est pas tout à fait vrai pour Jean Rousseau, du moins si l'on en croit les registres paroissiaux, l'acte de baptême comporte comme premier prénom: Elie, puis Jean en deuxième prénom.
Mais comme assez souvent dans nos familles à cette époque. un second prénom se substituait au premier;
Toujours est-il que l'enfant Elie, Jean, Auguste, Pascal, dont les parents habitaient la Girairière, fut baptisée dans cette église le 20 avril 1921;
Devenu adulte en pleine guerre, il eut la chance de pouvoir échapper au service militaire et dans l'après guerre il continua de travailler la terre dans le bonheur de voir grandir sa nombreuse petite famille.
Il avait pu prendre sa retraite. Malheureusement la maladie l'a rattrapé trop tôt, bien trop tôt. Jean passe le flambeau.. Son épouse, ses enfants, ses 15 petits enfants et 3 arrière continuent dans une tradition familiale.
LOUIS GARIOU 17 7 03
Le parcours de Louis s'établit en 80 années d'âge ou presque, ces 80 ans il les aurait eu le 9 août.
Un autre anniversaire s'annonçait : vous auriez pu lui souhaiter les 55 ans de mariage,le 26 avril 2004. La maladie en a décidé autrement.
Né à la Garnache mais baptisé à St Etienne de Mer Morte qui n'était qu'à 2 kilomètres, Louis découvrira les Brouzils par son frère qui tenait un magasin d'alimentation, l'actuel restaurant de la Pierre Blanche.
Ayant le goût du contact et doué d'une forte constitution Louis va s'établir comme marchand de grains et d'engrais, avant que ne soit constitué la Cavac, cependant que le bureau de tabac et le café était le lieu du rendez-vous dominical, après la messe pour de nombreux agriculteurs.
Au moment de prendre sa retraite, en 1982, un grave accident de la circulation où il a été impliqué bien malgré lui, va laisser Louis handicapé pour le reste de ses jours.
Il ne se résignait pas et vous lui avez toujours connu cette volonté de marcher et de participer quoiqu'il arrive. L'homme de bon contact qu'il était n'avait que des amis.
En famille il était heureux de voir grandir et s'établir, ses petits enfants qui ne l'oubliait pas. (2 enfants, 6 petits enfants.) et ces deux dernières années depuis la maison de retraite du Chêne d'Or où son épouse lui rendait fidèlement visite chaque jour.
Odette DUMONT 22 08 2003
Voici 4 ans déjà vous célébriez ici même en famille et avec les amis, le bonheur de 50 ans de mariage et voilà qu'aujourd'hui il faut bien nous résoudre à la brutalité d'un départ que ni elle, ni ses proches ne pouvaient prévoir..
Pour Odette, née à Rambouillet le 14 avril 1932, ce fut surtout la région parisienne, avec l'essentiel de son temps consacré aux enfants, mais aussi la vie associative au service des équipes sportives dans lesquelles étaient engagés les enfants.
Et puis le temps de la retraite avec ce choix que vous avez fait en famille de venir vivre aux Brouzils, tout simplement parce que l'opportunité s'en présentait.
Il y avait cette jovialité et cette joie simple du contact que l'on trouvait auprès d'Odette.
Vous étiez parmi nous, à l'Atrie et dans la vie communale, comme si vous y étiez depuis toujours.
Les Brouziliens vous ont adoptés et vous le leur avez bien rendu. Merci à Odette pour tout ce qu'elle a été parmi nous.
Pierre MOREAU 03/04/2004
Pierre était entré dans cette église, pour la première fois le jour de son baptême, un samedi, le 2 mars 1935.
en cette église, le 2 mars 1935 par Mr l'abbé Blanconnier, et remise à ses parrains et marraines, André Teillier et Irène Douillard,.
Le parcours de Pierre, en un peu moins de 69 années d'âge, l'a quelque peu éloigné des Brouzils, de ce village du Chêne mais il a tenu à revenir aux sources pour le temps de la retraite.
Comme pour beaucoup d'entre nous qui avions 20 ans au plus fort de la guerre d'Algérie, il n'a pas pu échapper à un très long temps de service militaire, mais il y a trouvé sa vocation.
C'est dans la "Mobile" qu'il dut prendre le large jusqu'aux An tilles, en Guyane, avant de retrouver un statut plus confortable pour la vie familiale en Mayenne ou à Cherbourg, et encore plus près de ses origines à Luçon.
Des Brouziliens qui s'expatrient pour un temps, il n'en n'a pas manqué, dans les siècles derniers. Et l'on trouve sur le site Internet de la commune le récit d'un certain Dominique Besson, son ainé de près de 50 ans, établi pour un temps aux Amériques et racontant comment les Indiens font sauter les ponts et arrêtent les voyageurs pour les dévaliser.
Pierre n'est plus là pour vous raconter encore les dangers auxquels il a échappé tout au long d'une carrière tout entière dévouée au service de la nation.
..Les militaires savent ce que c'est que l'appel. Nous les "appelés" nous avons du y répondre tout au long de 30 mois de service. Et les "rappelés", s'il y en a parmi vous l'ont vécu avec encore plus d'intensité.
Pierre a su répondre présent tout au long d'une vie.
Alfred RIVET
Alfred était entré dans l'église des Brouzils, pour la première fois pour son baptême, le jour même de sa naissance au 22 juin 1923, comme en témoigne les signatures de son père, de ses parrains et marraines, François Gris et Irène Gris, mais aussi de Madeleine Renaud, de Solange, Pétronie et Marcelle Rivet. Sa maman était Maria Gris. Les registres portent aussi la mention de son mariage avec Léonce Drouin, le 25 avril 1950. Les témoins qui ont signé étaient François Gris et Henri Brochard. A part l'entr'acte d'une année de service militaire à Poitiers, en pleine guerre, 1943 , il ne sera guère éloigné de sa maison natale du Chiron, avec essentiellement ce travail de la terre qu'il aimait. A 49 ans il lui faut quitter, pour cause de changement de propriétaire, cette exploitation agricole qu'il aimait. Puis ce sont 11 années encore de travail en usine dans la saveterie voisine. La préretraite à 60 ans lui laissera du temps pour la vie familiale, -les petits enfants qu'il accompagnait sur les routes et chemins tout autour du Chiron pour y faire du vélo avec eux, -et puis le travail du jardin et de la vigne qu'il entretenait. Alfred vivait simplement et sereinement ce temps de la retraite. Avec quelques autres octogénaire il était à la table d'honneur quand nous fêtions les 80 ans à la Pastourelle en 1993 . Début d'année il était encore là, avec son épouse et l'ensemble des retraités pour le goûter des vœux de la municipalité et tout dernièrement encore pour le repas du club des aînés. Il est tombé un après-midi d'avril, alors qu'il allait chercher du bois pour le foyer de cette cheminée autour de laquelle se rassemblait la famille. Il n'a pas pu reprendre souffle malgré l'intervention rapide d'un secouriste de la famille, présent sur place. 80 ans d'âge, commencés et terminées au Chiron. Son épouse , ses 3 enfants, de ses 8 petits enfants, et ses deux arrière-petits enfants lui ont fait un bel adieu.
JOSEPH MOUILLE
Joseph n'a pas failli à la tradition familiale : un père et un grand'père organiste quand il n'était pas dans ce costume de Suisse avec bicorne, épée et hallebarde pour arpenter les allées de l'église pendant les cérémonies ou bien ouvrir la route lors des processions dans le bourg, mais le sacristain qu'il était ne portera jamais ce costume que l'Association du Patrimoine Brouzilien fera restaurer avec le plus grand soin.
Joseph aimait chanter et ne manquait pas une répétition de chorale.
Joseph était encore le trésorier vigilant du club des Aînés de Grasla, un sportif invétéré, l'animateur super-doué des sketches et saynettes où il excellait… Présent dans la vie associative avec une longue histoire car, encore adolescent, il jouait déjà Roger le Braconnier dans la troupe paroissiale.
Mais surtout une vie de travail commencée très tôt : entré à 14 dans l'entreprise Payraudeau, le plus ancien de la maison et, disait-on le meilleur ouvrier, il ne raccrochera sa blouse qu'au bout de 37 ans et demi de travail.
Car Joseph aimait le travail bien fait, il aimait qu'un projet soit mené jusqu'au bout.
Les talents qu'il avait reçus, il aimait nous les partager, pour la plus grande joie de tous.
Contre ce cancer qui allait l'emporter, Joseph s'est bagarré avec cette dignité qu'on lui connaissant et dans l'acceptation du grand passage, le jour où il en a pris conscience. " A la volonté de Dieu ",disait-il, tout en sachant que Dieu ne veut pas la souffrance de ses enfants. Un grand témoin nous a quittés en novembre 2000.
PAUL JAUNET
Des Brouzils, Paul en fut écarté en pleine jeunesse durant les tristes années du travail obligatoire en Allemagne, en 1943, comme bien d'autres de sa génération. Au retour il retrouve une commune et une paroisse où toute une jeunesse pouvait enfin s'exprimer librement dans la vie associative et sportive.
Le sport, ce n'est pas le tout de la vie, le tout d'une vie. Il y avait d'abord la famille (mais chez les parents de Paul les garçons ne vont-ils pas tous jouer au foot?) et le travail à la minoterie de la Sauvêtrière quand elle fonctionnait encore là-bas. Enfin des responsabilités aux établissements Arrivé de Saint Fulgent.
Couronnant la vie familiale et professionnelle , dans le dynamisme de l'après-guerre, avec le foot, Paul a donné le meilleur de son talent d'arbitres sur les terrains de foot durant 15 années.
Sur le stade, comme d'autres à l'église, Paul réglait un déroulement pour 22 hommes sur un terrain et toute une foule assemblée.
Quand la fin du match a été sifflé en septembre 1999, les Brouziliens étaient nombreux pour lui dire au revoir.
Jeanne Douillard (1909 - 2002) pionnière de l'action familiale et sociale.
Son neveu André Douillard, Religieux des Missionnaires d'Afrique, raconte :
« Quand notre père s'est trouvé veuf, elle s'est occupée des six enfants dont la dernière née de quelques jours. Plus tard elle a pris en charge la comptabilité de son commerce. Ensuite elle a été pressentie pour continuer à fonder dans les communes, des groupes qui prenaient en charge des assistantes ménagères dont la mission était de se mettre au service des mamans malades ou qui venaient d'accoucher. Elle a parcouru ainsi la Vendée du Nord au Sud, d'Est en Ouest par tous les temps, en mobylette, le moyen de locomotion tout nouveau à l'époque. Il lui en est resté de fidèles amitiés en particulier avec les couples responsables…
Ensuite elle a travaillé à la Roche dans un système de cours par correspondance agricole qui avait pour but d'approfondir la formation professionnelle des jeunes agriculteurs. C'était l'époque des Maisons Familiales et des initiatives que prenait la JAC puis le MFR pour faire décoller le monde rural, et le rendre plus moderne.
Il fut un temps où le maire de l'époque, Mr Victor Dabreteau, lui proposa d'entrer dans le conseil municipal, chose assez rare en ce temps-là, de voir une femme dans les conseils de la commune. Elle fut même adjointe au maire de longues années. On demanda pour elle la décoration de l'Ordre du Mérite. Il a fallu que la famille lise dans le journal le rapport de la cérémonie pour en prendre connaissance… La charité ne se vante pas.
Les anciens et les anciennes parlent volontiers du Club du 3ème âge et de la Vie Montante dont elle s'occupa longtemps. Ils lui doivent des voyages, à travers la France; mi touristiques mi pélerinages, très bien préparés, très bien expliqués. Jeanne avait chez elle une sorte de secrétariat où elle débrouillait les problèmes liés aux pensions, et elle a permis à beaucoup de recevoir leurs retraites…
Et plus tard encore, elle allait visiter les malades.
Jeanne Douillard fut comme la Marthe active de l'Evangile, travaillant pour les gens, prenant beaucoup d'initiatives, n'ayant peur de rien ni de personne. Elle fut même une année invitée à la réception du 14 Juillet à L'Elysée. Mais çà ne lui montait pas à la tête. Elle était proche des gens de sa génération. A une certaine période elle connaissait tout le monde, et son téléphone sonnait fréquemment pour des services ou des demandes de renseignements.
On connaissait la sûreté de son jugement, sa stabilité, ses convictions religieuses solides.
Depuis quelques années la maladie d'Helzeimer a fait son œuvre. Il a bien fallu qu'elle quitte sa maison, pour entrer dans la maison de retraite "le Chêne d'or" récemment fondée. Il est clair que Tante Jeanne était une chrétienne de son époque, avec ses idées, ses convictions et en partie peut-être ses préjugés. Il reste que nous tous qui sommes ici et qui lui portions de l'estime et de l'affection, nous avons à imiter à notre manière, son sens de Dieu et son sens des autres - 17 août 2002
ALCIDE FRANCHETEAU
Alcide est né à la Guibonnière de Chavagnes, de Pierre Francheteau et Mélina Dahéron.
Veuf de Marie-Thérèse Brunelière, elle-même fille de Jean Baptiste Brunelière et de Marguerite Sauvaget.
Alcide et Marie Thérèse, cultivateurs à la Guère, eurent trois enfants, Michel, Marie-Thérèse et Philippe. Marie-Thérèse est décédée subitement, en allant faire ses courses le 22 avril 1986 au magasin Spar des Brouzils. Elle n’avait que 58 ans.
Alcide a vécu les 7 dernières années de sa vie à la maison de retraite de Chavagnes où il retrouva l’une de ses sœurs. Fin d’été 2006 ? Alcide est victime d’une mauvaise chute dans un escalier de la maison de retraite. Transporté à l’hopital de la Roche sur Yon, Alcide ne s’est pas réveillé d’un coma profond. C’est en cet hôpital qu’il est décédé le 7 septembre.
Alcide, l’agriculteur qui a aimé la terre qu’il cultivait, est arrivé au bout du champ. Nous lui avons dit adieu en l’église des Brouzils le 9 septembre 2006.
ALBERT MERLET
Pour Albert les registres paroissiaux témoignent :
« L’an de Notre Seigneur 1927 et le 10 du mois d’octobre, je, soussigné, ai baptisé en cette église des Brouzils, un garçon né aux Brouzils le 10 octobre, du légitime mariage de Charles Merlet et de Alphonsine Sauvaget, demeurant au Chêne, à qui l’on a donné les noms de Albert, Gustave, André.
Le parrain a été Gustave, oncle de l’enfant
La marraine a été Madeleine Doucet, cousine de l’enfant. »
Et suivent les signatures du prêtre, l’abbé Marcel Bousseau, prêtre vicaire, du parrain, de la marraine et du père de l’enfant, ainsi que d’une écriture d’enfant, Isaïe Sauvaget.
.
Et puis dans cette église aussi, le bonheur du 10 avril 1951 pour son mariage avec Marie-Madeleine Mouillé en même temps que celui de Georges Guittet et Maria Charlotte Merlet.
Et va suivre toute une vie de travail et de famille
Le travail de la terre, ce travail qu’il aimait, ce soin des animaux pour lequel il avait une compétence que tous lui reconnaissait et qui lui valait une réputation qui avait franchi les limites du département..
Les enfants, le travail et puis le temps de la retraite pour décrocher d’une intense activité professionnelle, pour s’adonner en toute liberté à ce que l’on aime quand on est retraité. Pour Albert en plus de la famille, c’était la musique mais aussi la mer, l’océan dont il ne se lassait pas.
La aussi, il avait su se faire de nouveaux amis.
Albert nous quitte quelques jours avant Noël, emporté par un virus, malgré les soins dispensés à l’hôpital de la Roche sur Yon.
Albert n’aura pas vu les décors de fête qui s’installent pour le Noël 2006 dans les rues du bourg, mais de très nombreux amis auront accompagné son épouse et sa famille pour un dernier adieu en l’église des Brouzils.
JEAN PAUL MINAUD (1953- 2007)
L’accident du mardi 16 janvier 2007 selon Ouest-France,
« A 13h45 un poids lourd…circule dans le sens les Brouzils-l’Herbergement. Son chauffeur doit livrer des céréales pour animaux dans une ferme au lieu-dit Malville. A quelques dizaines de mètres seulement du lieu de la livraison, le camion s’est mis à tanguer, a rapporté un témoin de la scène aux gendarmes…A la sortie d’un virage, le camion glisse et se retourne de tout son long sur la chaussée. Le conducteur de la camionnette venant en face ne peut l’éviter. Le choc est frontal, cabine, contre cabine.
A l’arrivée des premiers secours, vers 14h, Jean-Paul Minaud est encore conscient. Malgré les soins prodigués par les sapeurs-pompiers et le SMUR il perd la vie dans l’ambulance, un peu plus d’une heure après le choc…. »
: « Jean-Paul était l'entraîneur des jeunes de moins de 18 ans du club de Football . Pour nous, dirigeants et pour tous les jeunes auprès desquels il passait bien c'était un homme de dialogue avec plein d'énergie complété d' un grand esprit bénévole. » ( Gérard Pacteau )
Du journal Ouest-France : « L'annonce du décès accidentel, mardi 16 janvier, de Jean-Paul Minaud, victime d'un accident de la route (lire O.-F. du 17 janvier) a jeté la consternation aux Brouzils et en particulier dans le milieu sportif. Celui-ci a en effet accompli la grande partie de sa carrière de footballeur au sein du club local. Il était l'un des piliers de l'attaque lorsque le club a gravi rapidement les échelons pour accéder au niveau régional. Puis, sa passion du ballon rond et ses qualités de meneur d'hommes l'ont conduit naturellement vers la fonction d'entraîneur. Jean-Paul Minaud avait notamment dirigé ces dernières années successivement Saint-Denis-la-Chevasse, La Bruffière, La Guyonnière, La Copechagnière. Toujours d'une grande disponibilité il avait, dans l'esprit bénévole, accepté de s'engager auprès du groupement de jeunes Les Brouzils-Chavagnes-la Rabatelière. Après une première saison couronnée de succès, Jean-Paul Minaud était reparti pour une nouvelle année où il était unanimement apprécié des jeunes de l'équipe des 18 ans. Jean-Paul Minaud, était âgé de 48 ans. Il laisse aujourd'hui une femme et trois enfants. »
Dans l’église des Brouzils, pour un dernier adieu, jusque dans le chœur et debout dans les allées, plus d’un millier de personnes, sans compter tous ceux qui n’ont pas pu rentrer.
GASTON LORIEAU
Gaston était né au Chêne, le 8 juin 1916, du mariage de Ernest Lorieau, natif de Dampierre, âgé de 27 ans et de Marie Merlet son épouse, native de Chavagnes, âgée de 29 ans,
. Le parrain a été Gaston Merlet, représenté par son père, la marraine Léonide Merlet, sa tante.
Enfance à la Duranderie. Gaston ayant perdu sa maman dès l’âge de 3 ans fut élevé par une tante.
Pendant la guerre de 39-45. Gaston est fait prisonnier et envoyé dans un camp, en Pologne. Il faillit bien y laisser la vie. Rapatrié pour une infection pulmonaire, il retrouve peu à peu la santé. Gaston épouse « le 15 février 1944 Marie-Madeleine Brunelière en l’église des Brouzils. Madeleine était, née à la Caillère des Brouzils, le 13 juillet 1923.
6 enfants vont égayer la maison familiale. Avec la circulation automobile croissante, l’exploitation de la ferme en plein bourg, à proximité de ce qui deviendra la « Maison des Aires » et de l’église devient de plus en plus problématique. Gaston prend sa retraite à 60 ans. La maladie emporte Madeleine en 1999 . Trois ans plus tard Gaston rentre à la maison de retraite de Chauché, où son sourire, son humour et sa gentillesse était appréciés. Les Brouziliens lui disent au revoir le 17 mars 2005, Gaston s’en va entouré de l’affection de ses 6 enfants, de ses 14 petits enfants et 4 arrière-petits enfants
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2014
Hommage à ANDRE MONNIER : 10/11/2014
André, sans se mettre en avant, savait mettre à profit le temps de la retraite pour rendre service. Il avait conservé son atelier de menuiserie et se tenait disponible : fallait il quelque lot pour la journée porte ouverte du club des retraités ? Il prenait tout le temps qu’il fallait pour réaliser quelque œuvre d’art pour l’exposition-vente. L’église des Brouzils avait elle besoin d’un ou deux pupitres en bois pour les lecteurs dans la liturgie ? André a réalisé deux de ceux qui sont actuellement en service.
Tant que la santé le lui a permis, André entretenait soigneusement son jardin et faire bénéficier voisins et amis des produits de son potager , comme on sait le faire aux Brouzils. Toujours discret et disponible, André se trouvait là quand on avait besoin de lui. Comme chacun d’entre nous, André avait ses limites, mais tous appréciaient son grand cœur et son esprit de service. Qu’il soit maintenant dans la paix de Dieu.