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Date de création : 15.05.2012
Dernière mise à jour : 12.01.2020
73 articles


Appelés en Algérie, 1956 & après : I

Appelés en Algérie, 1956  & après :  I

L’Armure.

C’étaitdans les années 1956, 1957, 1958,en Algérie. Mais aussi en Allemagne et en de nombreuses casernes de France.  Des étudiants, avec le projet de devenir prêtres, arrivaient, pour la plupart, d'un cycle de deux ans en « philosophie » et autres disciplines. Ce cycle  fut suivi de30 mois sous les drapeaux alors que ces jeunes étaient partis dans l'espoir d'être libérés au bout de 18 mois. Au retour il y aurait encore trois ans de théologie, pour ceux qui reviendraient au grand séminaire de Luçon, la plupart d'entre eux. 

Depuis la caserne en France ou le « bled » en Algérie, ils écrivaient à leurs camarades du séminaire. Un journal polycopié « l’Armure » rendait compte de ces lettres, non sans avoir tu ce qui pouvait être politiquement incorrect, dangereux  ou trop décapant pour « le moral des troupes ». Ces jeunes participaient de la mentalité générale comme le montrent les extraits ci-après. La plupart  expérimentaient déjà que cette guerre était sans issue. Mais ils ne voulaient pas échapper au destin de l’ensemble des jeunes français de leur génération.

Ci-après :

- 1. Ce que disait de nous l’Armure

- 2. L’objection de conscience ? Impensable à l’époque pour un séminariste de Vendée.

- 3. Des blessures invisibles

- 4. Guerre d’Algérie. Guerre d’indépendance. Paroles d’humanité » (ouvrage collectif).

 

 

 

Claude BERNARD

PALESTRO

A Palestro, la préparation de Noël à l'air de marcher à bloc. Toutes les unités s'y mettent : Génie, Chasseurs, Matériel, Train. "Nous avons un local ad hoc, la salle des fêtes de Palestro qui est le foyer du soldat. Un ennui cependant : trouver le temps nécessaire pour exercer chanteurs et acteurs, car il faut monter la garde un soir sur deux ou trois. Nous avons trouvé des artistes en tous genres : un pianiste (et un piano), un violoniste (et un violon), un accordéoniste (et un accordéon). Ajouter à cela un joueur de piston, des joueurs d'harmonica et un biniou ; tout ce qu'il faut pour monter un orchestre...

DAMIETTE

Claude a déménagé pour de nouveaux horizons. La 20ème D.I. a installé ses quartiers dans le secteur de Médéa, à Damiette. "Le voyage Palestro-Damiette fut magnifique : les gorges de Palestro et surtout celle de la Chiffa nous ont tous laissé dans l'admiration. Depuis nous nous installons tant bien que mal dans une cour de ferme, logés sous un hangar.

Les soldats de la section de protection et le commando se tapent au moins une opération par semaine : escortes, embuscades, opérations…"

Louis-Marie BILLE

PONTOISE

Louis-Marie est toujours sergent instructeur, ce qui lui vaut un séjour au camp de manœuvres de Mourmelon par périodes régulières. « Je suis en manœuvres. Sans cette journée de halte, nous étions bons pour coucher huit jours dehors, certes il fait beau, mais la nuit… gla…gla ! Et puis les kilomètres avec le sac sur le dos… Je suis toujours à l'instruction, ce qui est le plus intéressant bien que le plus fatigant. J'ai été mis en août à la section F.R.A.C., ce qui m'a permis de passer les permis : V.L., P.L., Half-track.

Dominique BREMAUD

HAMSIOUM

HAMSIOUM, un pâté de maison couvrant à peine un hectare et où vivent 2 000 Kabyles, à 15 kms de OUED-AMIZOU. Dominique a déjà pris ses fonctions : patrouilles et sorties deux fois en trois jours en moyenne.

"Instituteur en treillis" …Entre les heures de gardes et les patrouilles c'est la classe à 50 petits Kabyles avec de moyens de fortune : vingt ardoises, une table, quatre craies et vingt bouts de crayon, les seuls organes loquaces de ces bons petits kabyles se sont ces 50 paires d'yeux. Le matériel vient lentement : Quelques livres de lecture, les élèves se relaient par quatre à l'unique table et pour écrire, ils s'assoiront tout simplement par terre.

Revenu en section avec les gars, c'est du tonnerre! Quand la vie est dure on se serre les coudes. Ce qui est condamnable c'est la mentalité des "planqués.

Attelé à l'œuvre de la pacification, Dominique va d'opérations en alertes, d'alertes en embuscades. Comment réfléchir quand on est à moitié K.O., après une journée harassante ? Les heures de garde, qui pourraient être des temps forts, deviennent d'interminables duels avec le sommeil…

"Dernière Propagande : après le "fellagha, rallie-toi", la section spécialisée des instituteurs se doit de faire connaître son œuvre pacificatrice par des slogans efficaces susceptibles de plaire aux enfants et aux militaires !

Raymond BROCHARD

Raymond a récemment visité un "Ouragan" pour apprendre comment sortir un pilote de sa cabine en cas d'accident… Le 29 juin, il avait la joie d'assister au baptême de deux caporaux.

BREMGARTEN

A l'infirmerie, il est roi : "Les départs pour l'Algérie continuent tandis que nous, nous sommes surchauffés dans notre bourgeoise infirmerie. Notre tour viendra.

.

Guy CHAMPAIN

RADOLFZELL

Guy arrive de manœuvres à Münsingen pour la deuxième fois. Mais comme il y avait 60 centimètres de neige, le terrain convenait mieux à faire du ski qu'à faire des manœuvres.

"Je suis maintenant à l'instruction depuis mon retour de permission".

Tous les deux mois la moitié des effectifs part pour l'A.F.N.

Armand CHEVREAU

TREVES

"Me voilà ici depuis près de trois mois… pour donner des cours de CEP.

TAZA Au matin du 25 mars, Armand arrivait à Taza (Maroc) après un voyage "épouvantable" : 10 heures de G.M.C. sous la pluie et le vent. Et, de nuit. Bref, il a donc laissé avec regret son poste d'Officier d'Action psychologique pour commander un peloton.

Gaston CUNAUD

MERIGNAC

Suit actuellement un stage d'infirmier Bordeaux Mérignac. A PARIS compulse les dossiers médicaux.. Il se propose également de dénicher Louis-Marie BILLE qui se trouve dans les parages.

Christian DALEAU

BERGZABERN

Christian se croit dans un régiment disciplinaire;

MASCARA

Depuis fin novembre. Il se trouve à 2 kilomètres de Mascara. Il s'est vu attribuer l'emploi de sergent d'ordinaire : ce qui n'est pas pour lui déplaire.

Maurice DENOUE

BOU-TRACK

"Un piton parmi des centaines de pitons, en pleine Algérie, des mouches et de la poussière ! Voilà BOU-TRACK où vient d'arriver Maurice. Pour l'instant les chasseurs jouent aux maçons, pendant le jour, et la nuit, ce sont les patrouilles et la garde. Maurice regrette BERGZABERN, la chorale, l'orgue et la musique.

INKERMANN

Bou-Track et sont piton ne sont plus qu'un lointain souvenir… Voilà deux mois qu'il en est descendu avec sa compagnie pour gagner Dublineau. "Nous sommes restés là trois semaines. Trois semaines dans une grosse minoterie… quatre heures de garde par nuit… La journée, rien à faire. finalement c'est l'infirmerie qui le retient à Inkermann comme stagiaire.

."Assis dans mon ambulance, perdu dans les monts de l'Ouarsenis, je vous donne quelques nouvelles au sujet de mon nouveau sort."

"Une fois de plus, nous venons de déménager. J'arrive du petit village de Kenenda; où je faisais de l'Assistance Médicale Gratuite, c'est-à-dire que j'avais une magnifique infirmerie où je traitais uniquement les musulmans. J'étais là un peu comme un employé civil, débarrassé de toutes les servitudes militaires… Mais après le déménagement, j'ai dû réintégrer dans les rangs de ma compagnie."

SIDI-MAROUF

Maurice a quelque peu le cafard de voir approcher Noël, "fête de la Libération" du Monde, alors qu'il se trouve toujours en plein Djebel.

S.A.S. DE TIDDA

Maurice s'accommode assez bien de sa fonction de dactylo, à la S.A.S. de Tidda… mais il s'inquiète aussi de la recrudescence des actions des rebelles, dans la région de Tiaret et de l'état d'insécurité grandissant.

André DOUILLARD

IGHIL-BOUZEROU

"Depuis trois semaines, je suis dans une école de montagne où nous sommes 40, assez peu de travail puisque je suis exempté d'opérations. Mon travail consiste dans les relations avec les civils qui ont toujours besoin d'autorisation, d'aide, etc… C'est un travail très intéressant et qui me plait.

Nous sommes très isolés, deux liaisons par semaine en ville pour le ravitaillement et le courrier (jamais le Dimanche),

Le site est splendide, tout en bosses avec des figuiers partout, et le Djurjura à l'horizon."

IGHIL-BOUZEROU

"Depuis huit jours (le 12.10.) je fais la classe à 25 gosses de 6 à 8 ans : c'est extrêmement fatiguant, surtout que je sors de grippe. On commence le matin à 8h30 jusqu'à 11h30 et de 1h30 jusqu'à 4h30. Avec cela il ne reste guère de temps - et le quart tous les trois ou quatre jours… Evidemment toujours pas de messe le dimanche : une seule depuis mon arrivée.

Bernard FOUQUET

IGHIL-ALI

Dans un bled, au sud d'Akbou, région de Sétif… "Ici tout va bien, le secteur est calme. D'ailleurs je suis au P.C. du bataillon, alors il n'y a que des bureaux et deux sections d'appui en cas de coup dur.

Joseph GAUVRIT

BICETRE

. La chambrée est sympathique, l'éventail des milieux très large. Seul le point de vue religieux cloche. Rien d'organisé et c'est fatal puisque "les gars ne restent à BICETRE que deux mois au maximum."C'est ainsi que Joseph, après un mois et demi à BICETRE et quatre mois de stage rejoindra la 70ème CT, stationnée en A.F.N. Après ses classes dans les Transmissions, après des heures heureuses et malheureuses telles celles qui l'ont vu percé latitudinalement par les sept piqûres réglementaires, il s'est vu nommer Electricien d'Eclairage de Campagne.

FRIBOURG

"Il y a des coins magnifiques à visiter : vallée de la Moselle, vallée du Rhin, Forêt Noire, Constance… et j'en profite avec un certain nombre, car dans 2 ou 3 mois Dieu seul sait où nous serons.

Joseph se trouve alors en manœuvre : tir, marches, combats; coucher sous la tente… à 1 100 mètres d'altitude…au milieu des bois, des montagnes, des tempêtes de vent, de pluie, de neige…"

SAHARA

Joseph est toujours en plein Sahara, caporal-chef de son état et gérant de foyer. La vie n'y est pas toujours si drôle ! Le dernier tour que leur a joué le Sahara si étonnant que cela puisse paraître ce sont des inondations:

"Il a plu pendant deux jours sans arrêt nous dit Joseph, les oueds asséchés depuis l'année dernière se sont transformés en quelques heures en véritables torrents de sables, d'eau et de pierres. Dans le camp lui-même l'eau coulait à flots creusant des crevasses de plus de deux mètres de profondeur dans le sable !…

Par endroits dans la palmeraie il y avait plus d'un mètre d'eau !… Les pistes nous reliant à Gardhaia étaient coupées par des oueds qui avaient plus d'un mètre d'eau. Sur la route d'El-Goléa il y a eu je ne sais combien de camions qui ont été emportés par les oueds. Encore un aspect particulier du Sahara. Maintenant, d'ailleurs, le beau temps est revenu. Le thermomètre ne descend pas au-dessous de 20 à 25 degrés dans la journée. Il fait bon !…

METLILI DES CHAMBA

Je rentre juste d'une tournée dans le désert : quatre ou cinq jours parti sur les dunes et les pistes… Nous étions allés à Ouargla chercher du ravitaillement pour le foyer et nous en avons profité pour visiter nos postes isolés entre Ghardaïa et Ouargla sur 250 km de distance… Encore une tournée magnifique et crevante, car il fait encore chaud chez nous : certains jours le thermomètre marque 25 à 30 degrés… en plein hiver ! Et pour comble de malchance, demain je pars en opération.

Raymond GILBERT

BLIDA

Les déplacements commencent : de Boufarik il passe à Blida… pour y suivre un stage d'infirmier. ALGER "Après un stage d'aide infirmier à BLIDA me voici pour un stage d'infirmier à ALGER. Ce stage, durera trois mois,

TELERGMA

Petite cité militaire implantée dans un village indigène, telle est Telergma, où depuis plus d'un mois Raymond fait sont travail. La base, toute neuve, est bien installée et très agréable. Ca n'empêche pas le cafard permanent des gars, qui ne peuvent pas sortir.

"De plus, le jeudi, je continue à faire le catéchisme aux enfants de Telergma; la plupart, enfants de militaires. J'ai la charge des petits de 5 à 8 ans. J'en suis content, car ils sont assez studieux."

Toujours 2ème classe, toujours infirmier, il rompt de temps à autre sa présence "presque" indispensable au cabinet dentaire par un tour en avion, évidemment raison de service… Il totalise désormais 21 heures de vol.

Roger GODET

AUVOURS

Roger, toujours au camp d'Auvours , a abandonné la salle de cinéma pour élire domicile dans une chambrée d'une vingtaine de gars. Il a de plus la possibilité de venir assez fréquemment en permission de 48 heures, du moins quand une malencontreuse consigne ne le retient pas au camp.

Très occupé par le peloton de brigadier, puisque le temps libre du soir est consacré à l'étude de la théorie quand ce n'est pas à l'instruction tactique. Dans quelque temps, il espère bénéficier d'une permission de longue durée.

RENNES

Entre autres occupations, celle de parcourir en 2 CV les rues de RENNES à la recherche des caisses de bière destinées à alimenter son foyer.

De grands pontifes des sciences bibliques sont venus à RENNES donner des conférences..

 

Claude GUERIN

GRANDVILLE

Claude a déjà pris contact avec la vie militaire : "Il n'y a que six jours d'écoulés, mais cela suffit pour nous donner un aperçu sur la vie de caserne ! "

EL-AKRA

"Après la traversée de la France, en diagonale : Granville-Marseille, la "Ville de Marseille" me confiait à la terre d'Alger, d'où le train, malgré ses vingt-cinq arrêts, parvint à me conduire jusqu'à Oued-Amizour (Petite Kabylie) en passant évidemment par le chemin le plus long, avec le petit crochet qui m'a permis de traverser les gorges de Palestro et toute la vallée de la Soummam !"

"Bref, me voici en plein djebel avec quarante gars.

MAC-MAHON

Claude est installé dans la vieille caserne MAC-MAHON à RENNES Il travaille au bureau du chef de corps, dit Etat-Major. Il loge dans une chambre à trois, où règne la tranquillité. "Il faut bien, dit-il, marquer le passage A.D.L., malgré la suppression de la paye… ! RENNES

"Au corps, des examens sérieux m'ont conduit à l'hôpital… Rien de grave pour l'instant. Je vais partir en perme de convalescence pour 30 jours…"

RENNES

"Je me trouve en balance entre l'hôpital et la convalo, comme vous le savez, depuis bientôt 6 mois… Je viens de terminer le plus dur du traitement : finie l'inoculation quotidienne du ½ litre de S.A.S. dans les veines du bras, il ne me reste plus que quelques cachets à ingurgiter. Bientôt il me faudra passer de nouveau par l'hôpital avant de rejoindre le centre de repos de Mirambeau (Char-M.) pour deux mois.

 

Jean-Marie GUILLOTEAU

NANTES

Jean-Marie échoue à NANTES au 2ème R.I.C. Après 3 jours d'incorporation, les "Bleus" se mettent au travail le mai : sport et tout le bataclan !

18 gars dans la chambrée. Jean va commencer son peloton sans tarder car il est à la section des gradés!A la salle de cinéma de la caserne, Jean-Marie a déjà vu en huit jours 5 navets !

Jean-Marie est toujours à Nantes où il achève son instruction militaire. "Maintenant que nous avons la fourragère, nous sommes plus libres de nos mouvements et nous pouvons sortir du quartier. Cela fait du bien de s'évader… pour se retremper dans le calme et la tranquillité… »

 

Jean-Marie nous écrit tout en écoutant le reportage du match… "Nice-Real" (Madrid). Il nous parle de son travail d'instructeur au peloton : "les gars sont très sympathiques, pour la plupart originaires de l'Ouest; ils sont plutôt intellectuels, (l'un d'eux est licencié en droit), aussi font-ils leur travail un peu en décontractés (ce qui n'est pas pour me déplaire quand c'est un bon décontracté)."

"L'ambiance est très intéressante, je dirais même très chantante, puisque sur le terrain, en manœuvres de nuit, nous formons des chœurs qui improvisent des harmonisations sur des chansons connues. Il est bon de montrer ainsi que le séminariste n'est pas une pièce rare de musée."

"Parfois on peut sortir ensemble pour suivre des conférences : "La rencontre du mal" avec Gabriel. Marcel (fulgurante), "La Télévision", avec le R.P. Pichard O.P."

EDGAR QUINET

Parti de Nantes le 11 juillet, Jean-Marie embarque sur le "Ville d'Alger" le 13 pour arriver le 14 à Alger. Puis, c'est la traversée de l'Algérie qui commence… "Depuis le 22, je suis affecté à la C.C.A.S. du ½° R.I.C. Mon emploi : chef de bord sur half-track. Edgar Quinet, c'est le nom du bled dans lequel je viens finalement d'être parachuté.

SEIAR

Jean-Marie a quitté EDGAR-QUINET pour s'enfoncer un peu plus dans le sud, jusqu'à la limite du Sahara, à SEIAR exactement. "SEIAR évoque un plateau traversé par deux oueds, une oasis, une palmeraie qu'il est interdit de visiter (je l'avais visitée avant l'interdiction), avec non loin une piste de fortune pour atterrissage pour hélicoptères et parachutages de vivres. Le poste est un fort construit par la Légion, nous constituant prisonniers au milieu d'une population en partie nomade et en partie sédentaire…

"La vie a été quelque peu mouvementée depuis une quinzaine de jours, puisque nous sommes allés nomadiser dans le Sud, faire une opération-surprise. Les protections, les escortes, les liaisons les opérations prennent la grande partie de notre temps".. Il essaie de contacter un peu les gens du pays, mais la méconnaissance de la langue, et une certaine distance de ceux-ci vis à vis des militaires rend la chose difficile. "Le temps se pourrit, on dirait la décomposition du soleil due sans soute à l'influence du Spoutnik…"

BARIKA

"Changer d'air devenait nécessaire, surtout que quelques jours auparavant le maintient jusqu'à 27 mois avait été annoncé… Nous avons quitté Seïar pour rejoindre Barika, au Nord-Est des Chotts El Hodna. Après un voyage du tonnerre à la périphérie des Aurès, nous nous sommes établis à Barika, ville arabe très commerçante. Nous sommes logés comme des princes dans des bâtiments climatisés, technique fibrociment.

Le secteur est plus troublé que celui de Seïar, mais à tout prendre, les occupations sont plus intéressantes. Nous réussissons à nous rassembler tous les soirs pour la prière, prière concrète et vivante qui se prolonge souvent en discussion.

 

Jean-Joseph GUILLONNEAU

NANTES

Jean-Joseph GUILLONNEAU est arrivé à ANTIBES pour suivre le stage d'EOR d'infanterie coloniale.

BOGHARI

Jean-Joseph est toujours au camp Morand à 2kms de Boghari. La région est assez calme, nous dit-il, malgré cela on prend part à des opérations… nombreuses… et vaines. Jusqu'ici cependant le mauvais temps a beaucoup diminué notre activité. En effet, il pleut sans arrêt et il fait vraiment froid. Cela nous fait au moins un jour sur deux à ne rien faire.

"Nous passerons sans doute tout l'hiver ici.. Sur une petite carte, Jean-Jo donne de ses nouvelles. Son séjour à l'hôpital se prolonge plus qu'il ne pensait. Il a encore besoin d'un peu de temps pour se réadapter… (ce que la censure des rédacteurs ne dit pas, c’est que Jean-Jo avait été sérieusement blessé lors d’un accrochage avec les rebelles algériens).

Gilles HYBERT

LANDAU

"Ouf ! Le lieutenant vient de passer pour la première revue de chambre.

Les tirailleurs algériens sont atteints de grippe asiatique au cœur même de l'Allemagne. Gilles n'a pas échappé au sort commun. La conséquence la moins drôle c'est que tout le quartier est consigné.

Il a changé de quartier et s'occupe maintenant du courrier au secrétariat du Colonel. La vie est meilleure qu'au peloton et il bénéficie d'une bonne ambiance au milieu de camarades de travail très sympathiques (dont 5 séminaristes). C'est un régiment d'Algériens et le contact quotidien avec des français-musulmans lui permet d'envisager déjà avec plus de précision un prochain départ vers l'Afrique du Nord.

Gilles a quitté sans regret la 13ème R.T.A. en septembre après un voyage très mouvementé, il a rejoint Ain-Sefra dans le Sud. Il retrouve la vie de et aussi une place de secrétaire cette "planque éternelle" le désole un peu mais il faut s'accommoder de travail.

AIN-SEFRA

A part cela c'est une vie régulière partagée entre le bureau et les heures de garde. Gilles voit arriver avec plaisir 1959 et l'on comprend pourquoi.

 

Paul LANDREAU

AUVOURS

On est constamment sous pression : tactiques de nuit, études surveillée le soir jusqu'à 10 heures, soit pour rattraper le temps perdu, soit… pour prendre de l'avance… ".

SETIF

"Je suis parti de RENNES le 9 septembre par le Mans où on est resté quatre jours. On est parti pour MARSEILLE le 13 et on a embarqué le dimanche 15. On a mis quarante heures pour aller à ALGER où on est encore resté une journée. On est arrivé à SETIF le mercredi soir; on a eu nos affectations le jeudi midi, et je suis tombé dans un C.C.R., alors que j'avais fait le peloton transport, enfin…" Depuis le 17 septembre, Paul se trouve à 4 kms de Sétif. Il travaille dans un bureau et mène une vie "régulière" comme chef-comptable.

 

Gabriel MAINDRON

DINAN

A AUCALEUC, Gabriel MAINDRON achève le stage de moniteur-caporal et s'y trouve heureux malgré les 11 tenues de campagne glanées ça et là…

: "Je suis toujours en garnison à Dinan; mais j'ai changé de compagnie et d'élèves. C'est à des Français musulmans que j'ai affaire. Je suis seul Français de la Métropole et chef de chambre dans une pièce qui loge vingt deux Arabes. Ce sont des jeunes recrues qui arrivent du bled ou d'une ville d'Algérie. Je ne suis pas mécontent de ma nouvelle affectation, car je pense que c'est là une expérience enrichissante et bienfaisante."

DINAN

"Depuis deux mois, j'étais au camp d'AU CALEUC où j'ai préparé et passé l'examen de sergent. A.F.N.

Le sous-officier Gaby pense partir immédiatement en A.F.N. peut-être dans la région d'Oran et probablement dans un Régiment de Chasseurs.

FRENDA

Gaby vient d'arriver à Frenda dans le département de Tiaret. Ses talents de grenadier-voltigeur l'ont fait affecter à l'Infirmerie comme secrétaire.. je suis depuis ma perme en Cie. de Combat, comme chef de groupe.

"

En France DANS LA PRESSE A LA VERRIE :Le 1er octobre prochain, M. l'Abbé Gabriel MAINDRON séminariste à LUCON, quittera ses parents et ses amis de la Verrie. Et ce départ est si particulier que nous ne pouvons le passer sous silence.

Il s'en va comme séminariste dans le pays de RUANDA au cœur de l'Afrique, sous tutelle belge, au sud du Congo. Là-bas, l'évêque est un noir, Mgr. Bigirumwami et la totalité des séminaristes sont des noirs, sauf deux.

Monsieur l'abbé Maindron sera donc le troisième blanc qui étudiera avec ses frères de couleur et finira ses études. Ainsi, sera démontré aux habitants de cette région lointaine et à nous aussi, qu'unis dans la même religion, toutes races s'intègrent dans la catholicité de l'Eglise : que le blanc est bien un frère du noir. Et Mr. l'Abbé Maindron deviendra un prêtre du clergé du Ruanda.

Bel idéal pour ce jeune vendéen. Mais il est vrai qu'il avait l'exemple du départ : son frère, Père Blanc est professeur à Bamako.

Tous les vœux Verriais accompagnent Mr. l'Abbé G. MAINDRON.

 

René MAJOU

C'est dans le silence que mûrissent les caractères et se forgent les grands hommes. René l'a compris qui est resté 5 mois sans nous écrire… René quitte Trêves pour rejoindre Metz.

"Actuellement je suis en train de faire mes valises pour le départ en Algérie. Vendredi prochain, le 16, je pars d'Allemagne. En principe je vais au 1er Régiment des Cuirassiers à Carraigne, dans l'Oranais, mais je ne suis pas sur d'y rester.

Joseph MILLASSEAU

GRANVILLE

"Pour les santés fragiles, c'est un peu dur : marches, exercices de nuit, gymnastique…, mais j'espère qu'on s'habituera. Le coin est magnifique, malheureusement nous ne pouvons pas sortir…

ANTIBES

Pour l'instant, il apprend à devenir un parfait combattant : travail sur tapis, sur piste, parcours du combattant… etc. Il s'initie même à certains sports réservés aux spécialistes : boxe, judo, lutte, rugby…

Paul MICHAUD

LANDAU

Depuis un mois Paul a de nouveau changé de caserne : il se trouve à Landau, à 80 kms a NE de Strasbourg et à 25 kms de la frontière française. De temps à autre les cigognes viennent faire un tour près de la caserne pour nous rappeler que l'Alsace n'est pas bien loin.

NIMES

Voilà déjà plus d'un mois que Paul est parti de Landau pour se rendre à Chypre. Mais pour l'instant il attend toujours l'ordre de départ dans un camp de Garrigues à 10 kms de Nîmes. Leur gros travail est de tout peindre en jaune. "En une semaine, tout le camp est devenu jaune : c'est plutôt curieux." Il est chauffeur de Jeep et après un petit accident sans gravité (le fossé n'était pas profond et la vitesse réduite), le voilà passé maître en la matière.

LANDAU

Après une tentative vers Chypre et un séjour de plusieurs mois dans un camp de toile près de Nîmes, Paul a retrouvé la garnison de Landau. "Il est possible que j'y reste quelques mois avant de partir en A.F.N.". Bien qu'il compte plus de huit mois de caserne, on l'a remis au peloton 1.

. Nous avons 700 hommes au quartier et je suis le seul séminariste.

 

Louis-Marie PAILLEREAU

Visite de Louis-Marie Paillereau venu nous annoncer son affectation au 10ème escadron de chasse à Creil. Il quitte la Vendée dès demain, 2 août.

CREIL

Affecté depuis bientôt trois mois à la 10ème escadre de chasse de Creil, à 50 kms au nord de Paris, Louis-Marie se plait dans l'armée de l'air. Rien d'étonnant à cela. N'était-il pas un ardent de l'air… musical ?

Et puis la base aérienne où il se trouve est une base pilote avec un nombre important de commodités qu'il vaut mieux ne pas énumérer de peur de faire des jaloux. Par ailleurs l'instruction est assez facile, si l'on en juge par le critère donné par Louis-Marie : "On ne nous casse pas trop les pieds ! "Enfin les avions de la base, des "Mystères", évoluent sans cesse dans le ciel ce qui ne manque pas d'intérêt quand ils se mettent à faire de la voltige.

MERIGNAC

Louis-Marie se déplace si rapidement que le courrier l'atteint toujours avec un peu de retard. Après tout, c'est bon signe. "La chance m'a souri et continue de me sourire". Après ses classes à CREIL, un stage d'aide-infirmier à CHARTRES, dix jours à VERSAILLES (15 Fr… et vous êtes à PARIS : au concert évidemment…) Louis-Marie est atterri, début décembre près de BORDEAUX pour le B.E. d'infirmier de l'Air. "Travail intéressant".

 

Jean PAIN

NANTES

Jean prétendait être soldat comme tout le monde. Et voilà qu'affecté à la 3ème C.I.N. à l'hôpital Broussais à Nantes. On lui a découvert un peu de diabète. Jean est heureux d'avoir échappé au conseil de réforme.

Pour le moment, il est affecté au bureau du trésorier. Et il risque bien d'y finir les jours de sa vie militaire. Il se console en pensant qu'il pourra être ainsi l'élément stable au milieu des contingents qui passent. "Le dimanche, la chapelle est pleine à craquer ». Nous faisons notre possible pour rendre la Messe vivante. J'ai trouvé quelques éléments de chorale et ces deux derniers dimanches, nous avons vécu des messes priantes et chantantes.

MOURMELON-LE-GRAND

Jean effectue un petit stage d'infirmier à Mourmelon : cours, travaux d'aménagement, maniement d'armes, préparation du baptême de la promotion. Malheureusement toute réunion religieuse est interdite, ainsi que la vente de la Vie Catholique !

 

Denis PIVETEAU

Denis Piveteau a quitté Oujda pour rejoindre la base de Rabat-Salé, où il suivra six semaines durant un stage d'infirmier.

BOUFARIK

"Me voilà infirmier sur une Base sympathique, bien que modeste d'installation. Noyé dans une équipe bien sympa d'infirmiers, j'attends que les jours passent, mais en attendant, je ne perds pas mon temps car il y a toujours du bon travail à faire. Au point de vue infirmerie, rien de spécial : soins habituels aux copains avec de temps en temps une petite évacuation sanitaire. Les voyages en hélicoptères ne me manquent pas, mais évidemment, le charme manque car le paysage passe après les blessés et nos "coucous" sont parfois un cible trop tentante".

Avec une chorale, Denis supprime toutes les occasions de trouver le temps trop long en ajoutant parfois une petite perme !

BOUFARIK

Stationné à Boufarik depuis plus d'un an, Le travail d'infirmier convoyeur est intéressant malgré le danger qu'il entraîne en raison des nombreuses évacuations sanitaires et surtout de ramassage des blessés en hélicoptère. Mais "quand on a le Seigneur avec soi on est jamais malheureux…"

 

Gabriel PREAU

FRIBOURG

Depuis trois mois Gaby se trouve à FRIBOURG comme infirmier. Il suit actuellement le peloton de caporal à FAHL, petit hameau perdu en Forêt Noire. Gaby a la chance d'avoir avec lui des militants qui vraiment "en veulent". Ils se retrouvent chaque semaine dans un petit cercle d'une dizaine.

BONE

 

 


André RABILLARD

BONE

L'instruction de base terminée, André s'est vu embaucher comme infirmier à la 2ème D.I.M.. Après être resté deux mois à Guelma je suis maintenant à Bône."

Le métier commence à entrer. "Désormais je m'y entends assez bien parmi les flacons et les seringues. J'ai parfois les mêmes malades à soigner quinze ou trente jours. C'est alors qu'on peut avoir de réels liens d'amitié."

En plus du travail qui prend pas mal de temps, André se retrouve de temps à autre avec les militants dispersés un peu partout; les réunions sont malgré tout assez difficiles car "les gardes, les permanences et les différents services prennent pas mal de gars."

Je suis toujours infirmier. Je viens même de passer l'examen du caducée à Constantine, que je pense avoir réussi bien que je ne connaisse pas encore les résultats.

Gabriel RIBREAU

DINAN

"Le coup dur est désormais encaissé, à savoir le nouveau maintien sous les Drapeaux pour ceux qui ont le malheur d'avoir des galons dorés ou argentés." Mais Gaby ne pense pas surtout à lui, il imagine quelle doit être la réaction des gars d'Algérie.

" L'après midi du 14 juillet, alors que les Anciens allaient défiler à Saint Brieuc ; nous avons fait une séance d'audition de disques pour les jeunes avec certaines vedettes contemporaines de la chanson : Brassens, Edith Piaff, Marie José Neuville, le Père Duval, Jacques Brel et Marie-Claire Pichaud. Ce genre de variétés n'intéresse qu'un groupe de gars assez restreint. Pour l'ensemble il aurait fallu du Jazz (du moins ce qu'ils appellent du Jazz)"

Maurice ROBINEAU

Son peloton de bricard terminé, Maurice commence les E.O.R. SAUMUR

Dans les lettres de Maurice, nous retrouvons toujours l'E.O.R. dynamique

Le 4 janvier, par exemple, c'est une ligne de quinze mille volts que renverse un des engins blindés, lors d'une opération de campagne à laquelle il prenait part, incident qui plongea plusieurs heures durant SAUMUR et sa banlieue dans l'obscurité : preuve de l'efficacité de l'engin ? mais preuve qui n'a pas plus à l'autorité qui a distribué avec largesse arrêts et jours de tôle… Tout cela à son charme…

Quant au stage d'EOR, il s'achemine vers sa fin, les examens étant début février

Maurice est installé à Oued-Nini au sud d'Ain-Beïda dans le Constantinois avec 25 gars, dans une gare où passent 4 ou 5 trains par semaine. En plus des sorties, patrouilles, contrôles routiers, recensements, le travail est très varié, ils n'ont pas le temps de s'ennuyer.

Fernand TENAILLEAU

MOURMELON

Toujours en stage à Mourmelon le Grand.

Durant ces vacances, Fernand fera beaucoup de visites, et mettra à l'épreuve sa Gnome-Rhône, (ça ne vaut pas un scooter) malgré la crise d'essence, dut-il rouler "à l'eau de Vichy" !! ou à la "Seborrhine" (produit capillaire de grand renom…)

Bernard VINCENT

BERGZABEN

C'est dans le train qui le mène en Allemagne, au lendemain d'une permission de 8 jours, que Bernard nous écrit. Là-bas l'instruction l'occupera, du moins l'espère-t-il encore quelque mois, avant le départ pour l'A.F.N.. Mais l'inconvénient c'est qu'à l'heure actuelle une telle tâche est très prenante. En 4 mois on doit former un troufion prêt pour l'A.F.N….

AIN-FLASS

 

 

 

 

Commentaires (4)

alditas le 08/09/2013
Bonjour !

Ce sont d'émouvantes scènes de vies militaires liées avec celles des civiles pendant le sale temps de guerre avec toutes ses conséquences de violences, d'indigences, de harcèlements psychologiques, de rationnements, de la conjugaison du verbe agir sous les ordres en service recommandé, les désastres et les misères, les douleurs avec plusieurs couleurs.

Vous évoquez cette scène de vie scolaire je vous cite :

" HAMSIOUM, un pâté de maison couvrant à peine un hectare et où vivent 2 000 Kabyles, à 15 kms de OUED-AMIZOU. Dominique a déjà pris ses fonctions : patrouilles et sorties deux fois en trois jours en moyenne.

"Instituteur en treillis" …Entre les heures de gardes et les patrouilles c'est la classe à 50 petits Kabyles avec de moyens de fortune : vingt ardoises, une table, quatre craies et vingt bouts de crayon, les seuls organes loquaces de ces bons petits kabyles se sont ces 50 paires d'yeux. Le matériel vient lentement : Quelques livres de lecture, les élèves se relaient par quatre à l'unique table et pour écrire, ils s'assoiront tout simplement par terre.

Revenu en section avec les gars, c'est du tonnerre! Quand la vie est dure on se serre les coudes. Ce qui est condamnable c'est la mentalité des "planqués.

Attelé à l'œuvre de la pacification, Dominique va d'opérations en alertes, d'alertes en embuscades. Comment réfléchir quand on est à moitié K.O., après une journée harassante ? Les heures de garde, qui pourraient être des temps forts, deviennent d'interminables duels avec le sommeil…"

Le passage de votre article sur l'école retient plus particulièrement mon attention car nous avions vécu mes camarades élèves et moi-même dans la même situation avant l'arrivée du mobilier scolaire. Nous jetions nos calottes et nos chéchias au fond d'une cave ou de sous-sol de premier étage d'une épicerie appartenant à feu BENHALLA Slimane que Dieu agrée son âme.

Notre premier instituteur soldat affecté à notre école d'El-Maïn non loin d'Oued Amizour au Sud Est s'appelle Monsieur ZERGA, homme trapu et très intelligent qui nous prenait en charge au mois d'Octobre 1957 après l'installation pour la deuxième fois du poste militaire avancé français par le capitaine Georges Laurent campé au par avant à Beni-Ourtilane dépendant de la 19 ème division d'infanterie, 4ème régiment de dragons, 4ème escadron S.P 86 692 F.M et un génie militaire à ex Janet Ouled Halla pour ouvriir une nouvelle piste sur Guenzet une fois notre localité faite détacher administrativement de la commune mixte des Bibans à Bordj Medjana car l'ancienne piste d'accès était endommagée par les bombardements de nettoyages avant le déclenchement de fréquentes opérations de ratissages au niveau de tous les villages de la région voire coupée comme les poteaux et les fils téléphoniques car cette localité se situe dans le périmètre de la zone interdite rouge en 1956 que surveille du matin jusqu'au soir les avions PIPER et d'observation T6.

Connaissez-vous d'éventuels camarades soldats du contingent collectionneurs de photos prises à cette époque pour les contacter afin de partager avec nous quelques unes ? Merci !
http://alditas.centerblog.net


Pierre Braem le 07/03/2016
c'est avec un grand plaisir que je decouvre ce blog consacré aux seminaristes incorpores en Algerie,certains venaient de Bergzabern centre d'instruction du 24éBCP ,ou j'ai effectué 16 mois dans les chasseurs,avant d'aller remplacer un sergent du 57éRI pres de Bougie , pendant 11 mois.J'ai connu dans ce secteur de zone interdite,bien peu de journées reposantes et beaucoup de nuits agitées,l'ensemble m'ayant pas mal délabré la santé je suis rentré le 28 janvier 1959 avec un poumon voilé et les soins adequat sur plus d'une année ,j'ai naturellement observé que l'un des seminaristes du blog avait connu les memes ennuis,mais enfin nous sommes revenus vivants et j'ai aussi beneficié de la reconnaissance de mes supèrieurs par l'attribution de la croix de la valeur militaire,pas a titre posthume et pas pour avoir bien servi un planqué.Ma carrière militaire s'etend de novembre 56 à fin janvier 59 pour ceux qui pourraient m'avoir connu.Amitiés a tous et surtout n'ayons aucune honte de ce qui nous fut imposé de faire la-bas


Anonyme le 20/10/2021
Merci à Jacques pour son Blog que j'ai lu assidûment et qui est bien argumenté.
Moi je suis arrivé en Algérie début Avril 61 en provenance d'Allemagne. Voyage en Train, Alger SETIF groupe de 3pers'.
Sur la base Aïn-ARNAT, planton sans Arme car interdit de port d'arme suite à un accident pendant la formation à Montlucon.Magasinier à la 674iem CRALAT, Je n'ai jamais participé à la pacification comme ils disaient ces militaires et je garde un bon Souvenir de cette période.Mon meilleur Souvenir est de mon Camarade Gross Marcel qui a participé à l'arrestation du Colonel CRESPIN qui était le Cdt de la Base D'AIN-ARNAT.


Anonyme le 13/06/2023
Bonjour. Je suis b.b j habite à kenenda relizane Algérie je cherche des villes photos de mon village..ci il y a quelqu'un peuv me aidé..je suis Mohamed el djazayri...sur Facebook..merci


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